Conditions d’exonération des locations meublées
En principe, les loyers tirés de la location de biens immobiliers sont soumis à l’impôt sur le revenu :
- dans la catégorie des revenus fonciers lorsque le bien est loué nu ;
- dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) lorsqu’il est loué meublé.
Toutefois, les contribuables qui louent ou sous-louent une partie de leur résidence principale peuvent bénéficier d’une exonération d’impôt sur le revenu sur les loyers perçus, à condition de respecter les trois critères suivants :
- les pièces louées doivent constituer une partie de la résidence principale du bailleur ;
- elles doivent constituer la résidence principale du ou des locataires ;
- le loyer pratiqué, apprécié par référence à un prix au mètre carré, ne doit pas dépasser un plafond annuel fixé par l’administration fiscale.
Les plafonds applicables en 2026
L’administration fiscale réactualise chaque année le plafond d’exonération applicable par mètre carré. Deux montants sont prévus selon la localisation du logement :
- un plafond pour les locations situées en Île-de-France ;
- un plafond pour les locations situées dans les autres régions.
Pour 2026, les plafonds d’exonération du loyer annuel par mètre carré sont les suivants (actualité BOFiP du 19 août 2026) :
| Plafond d'exonération du loyer annuel par mètre carré | 2025 | 2026 |
| Ile-de-France | 213 € | 215 € |
| Autres Régions | 157 € | 159 € |
Extrait BOFiP, actualité du 19 août 2026, BOI-BIC-CHAMP-40-20, §160
La loi ne fixe pas de plafond de loyer en valeur absolue. Pour apprécier si le prix de location est raisonnable, l’administration publie à titre indicatif deux plafonds annuels par mètre carré de surface habitable, charges non comprises, selon les régions, réévalués chaque année, en deçà desquels le loyer est toujours regardé comme raisonnable par l’administration fiscale. Depuis 2006, les plafonds sont réévalués en tenant compte de l’indice de référence des loyers publié par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Les plafonds sont relevés au 1er janvier de chaque année. La date de référence de l’indice est celle du deuxième trimestre de l’année précédente :
-
au titre de l’année 2023, ces plafonds s’élèvent à 199 € pour les locations ou sous-locations réalisées en Île-de-France, et à 147 € pour les locations ou sous-locations réalisées dans les autres régions ;
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au titre de l’année 2024, ces plafonds s’élèvent à 206 € pour les locations ou sous-locations réalisées en Île-de-France, et à 152 € pour les locations ou sous-locations réalisées dans les autres régions ;
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au titre de l’année 2025, ces plafonds s’élèvent à 213 € pour les locations ou sous-locations réalisées en Île-de-France, et à 157 € pour les locations ou sous-locations réalisées dans les autres régions ;
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au titre de l’année 2026, ces plafonds s’élèvent à 215 € pour les locations ou sous-locations réalisées en Île-de-France, et à 159 € pour les locations ou sous-locations réalisées dans les autres régions.
L’exonération s’applique aux locations ou sous-locations réalisées jusqu’au 31 décembre 2026 (article 38 de la loi de finances pour 2026).
Autre cas d’exonération
Selon l’article 35 bis du CGI, les loyers perçus au titre de la location habituelle à des personnes n’y élisant pas domicile bénéficient également de l’exonération d’impôt sur le revenu dans la limite de 760 € par an. Cette disposition concerne notamment les chambres d’hôtes.
L’article 38 de la loi de finances pour 2026 a prorogé ce dispositif jusqu’au 31 décembre 2026.
Source : Actualité BOFiP du 19 août 2026