Le dispositif MaPrimeRénov’
Depuis le 1er janvier, le dispositif d’aide publique à la rénovation énergétique était suspendu, en attente du vote de la loi de finances 2026.
Au-delà de l’impossibilité de déposer un nouveau dossier, les demandes déposées l’an passé qui seraient non encore validées étaient, elles aussi, suspendues.
Le dispositif d'aides publiques à la rénovation énergétique sera relancé.
Le ministre du Logement Vincent Jeanbrun l’a annoncé, le dispositif d’aides à la rénovation énergétique MaPrimeRénov’, sera relancé « dès la promulgation » du budget, « dans quelques jours » ; Et il sera ouvert à tous les ménages.
Une relance du dispositif
Pour 2026, le budget pour ces aides est de 3,6 milliards d’euros.
A la fin de l’année 2025, 83.000 demandes de financement MaPrimeRénov' étaient en attente lors de sa suspension, faute de budget.
Le ministre du Logement l’a dit : « La bonne nouvelle, c'est que ça y est, il y a un budget, donc dès la promulgation de la loi, ce qui va arriver dans quelques jours, réouverture complète de MaPrimeRénov'. »
Le dispositif accusera quelques restrictions :
Le dispositif se durcit pour les travaux isolés, les monogestes, dont deux disparaisent : l’isolation des murs ainsi que les chaudières biomasse, exclues du parcours classique. Ces travaux restent subventionnables s'ils sont intégrés dans une rénovation d'ampleur à savoir le parcours accompagné.
Les aides restent pour les PAC (Pompes à Chaleur).
Le parcours accompagné, quant à lui permet de financer les rénovations conditionnées à la réalisation de plusieurs travaux d’un coup et à des gains de classes au DPE (Diagnostic de Performance Energétique) du logement.
Le parcours accompagné sera réservé aux logements classés au DPE (E, F et G), soit les passoires thermiques à rénover d’urgence. Pour les parcours de rénovation d’ampleur, un rendez-vous personnalisé avec un conseiller France Rénov’ sera désormais obligatoire avant le dépôt de la demande. Ceci permet de s’assurer de la qualité du dossier.
Les montants d’aides sont fonction des revenus du ménage, du montant des travaux réalisés et des sauts de classe de diagnostic de performance énergétique par suite des travaux.
Les plafonds de travaux sont modifiés à la baisse (maximum 40 000 € contre 70 000 € auparavant).
Les délais d'instruction risquent de s'allonger.
Par ailleurs, est supprimé le bonus (10 %) accordé aux logements sortant des étiquettes F et G.