Un net ralentissement après quatre ans de hausse
| T3 2022 | T3 2023 | T3 2024 | T3 2025 | T3 2026 | |
| Défaillances | 9 522 | 11 897 | 14 081 | 14 583 | 14 652 |
| Évolution sur un an | +24,9 % | +18,4 % | +3,6 % | +0,5 % |
Moins de liquidations directes, des sauvegardes plus importantes
Les liquidations judiciaires directes baissent de 1,2 %, à 9.744 entreprises concernées. Elles ne représentent plus que 66,5 % des ouvertures, contre 73,3 % en 2022. Les redressements judiciaires augmentent de 4,2 % (4.576 entreprises). Les sauvegardes restent rares avec 332 ouvertures, mais elles concernent 4.120 salariés, soit 67 % de plus qu’en 2025. Des entreprises de taille significative choisissent donc d’anticiper leurs difficultés.
Les procédures ouvertes cet été menacent 50.510 emplois. C’est près de 3 % de moins qu’en 2025, et la moyenne passe de 3,6 à 3,4 emplois par entreprise défaillante.
Les 48 entreprises de 100 salariés ou plus placées en procédure collective pèsent beaucoup plus que leur nombre : elles concentrent près de 20 % des emplois menacés, soit environ 10.000 postes.
Les plus petites et les plus jeunes en première ligne
Les entreprises de moins de 3 salariés représentent 75 % des procédures (+2,9 %), et celles de moins de 6 ans 42 %. L’hôtellerie-restauration (+11 %) et le commerce de proximité se dégradent. À l’inverse, les défaillances reculent dans la construction (3,1 %) et l’industrie (5,5 %). Côté régions, les Pays de la Loire (+18,4 %) et la Bretagne (+11,4 %) décrochent.
| Région | T3 2025 | T3 2026 | Évolution |
| Pays de la Loire | 673 | 797 | +18,4 % |
| Bretagne | 502 | 559 | +11,4 % |
| Île-de-France | 3 165 | 3 287 | +3,9 % |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 1 813 | 1 852 | +2,2 % |
| Nouvelle-Aquitaine | 1 430 | 1 354 | 5,3 % |
| Provence-Alpes-Côte d’Azur | 1 386 | 1 310 | 5,5 % |
| Normandie | 630 | 555 | 11,9 % |
Les réflexes à adopter
Pour les dirigeants concernés par ces difficultés financières, on conseillera 2 approches essentielles :
- Anticiper en recourant au mandat ad hoc ou à la conciliation, avant d’éviter un plus douloureux redressement judiciaire.
- Respecter le délai légal : la cessation des paiements doit être déclarée dans les 45 jours.
Les créanciers concernés par les impayés et dont la créance est antérieure à la cessation des paiements doivent penser à déclarer leurs créances dans les deux mois qui suivent la publication du jugement au BODACC (art. R. 622-24).