Un taux de recours de 50%
Selon le ministère de l’Économie et les déclarations du ministre du Commerce Serge Papin, 1,5 million de personnes ont déjà perçu l’indemnité, sur environ 3 millions de travailleurs potentiellement éligibles. Autrement dit, seulement 50% des grands rouleurs concernés ont réclamé les 100 €, malgré une accélération des demandes constatée mi-septembre.
Ce non-recours massif s’explique notamment par :
- une méconnaissance du dispositif ou une confusion avec d’autres aides (prime à la conversion, aides régionales, etc.) ;
- la nécessité de faire une démarche active sur impots.gouv.fr : l’aide n’est pas automatique, contrairement à certains chèques énergie ou primes ;
- des critères perçus comme restrictifs (plafond de revenus, exclusion des véhicules électriques, attestation sur l’honneur du kilométrage) qui peuvent décourager ou créer un doute sur l’éligibilité.
Le gouvernement a d’ailleurs souligné à plusieurs reprises que « la moitié des aides n’est pas réclamée », tout en annonçant réfléchir à un nouveau dispositif à compter du 1er octobre.
Des conditions d’éligibilité inchangées
Pour bénéficier de l’aide de 100 €, le travailleur (salarié ou indépendant) doit remplir cumulativement les conditions suivantes :
- Trajet ou kilométrage professionnel :
- au moins 15 km par trajet entre le domicile et le lieu de travail (soit 30 km aller-retour), appréciés sur le trajet le plus court ;
- ou au moins 8.000 km par an dans le cadre de l’activité professionnelle, trajets domicile-travail inclus.
- Revenus : revenu fiscal de référence (RFR) 2024 ≤ 16.880 € par part du foyer fiscal.
- Véhicule : véhicule personnel (2, 3 ou 4 roues), thermique ou hybride non rechargeable, détenu ou en leasing au nom du demandeur, et non pris en charge par l’employeur (pas de titres-transport, indemnités kilométriques vélo, etc.).
- Situation fiscale : domicilié fiscalement en France, ayant déclaré des revenus d’activité en 2024 et n’étant pas redevable de l’IFI.
La demande s’effectue en ligne sur impots.gouv.fr, via un simulateur puis un formulaire. Aucun justificatif n’est à joindre, mais les pièces permettant de prouver l’éligibilité doivent être conservées 5 ans.
Une suite annoncée au-delà de septembre
La prolongation du guichet jusqu’au 30 septembre 2026 a été officialisée par l’arrêté du 8 septembre 2026, publié au Journal officiel du 10 septembre 2026. Ce texte reporte la date limite de dépôt des demandes, sans modifier les autres conditions du dispositif.
Au-delà, le gouvernement a indiqué qu’un nouveau dispositif serait examiné. Le vendredi 18 septembre 2026, le ministre du Commerce Serge Papin a déclaré sur TF1 : « L’aide aux gros rouleurs en tant que telle ne s’arrêtera pas au 30 septembre », précisant que les modalités seraient étudiées lors d’une réunion gouvernementale prévue justement ce lundi 21 septembre. À ce stade, aucun décret ni arrêté n’a encore été publié pour acter une prolongation au-delà du 30 septembre 2026.