Une pression accrue sur les dossiers à enjeu
Le dossier de presse confirme la montée en puissance du contrôle fiscal, avec 17,1 milliards d’euros de droits et pénalités notifiés en 2025, soit près de 3% de plus qu’en 2024. En ajoutant 8,4 milliards d’euros de crédits d’impôt et de taxes non remboursés, la contribution totale du contrôle fiscal aux finances publiques atteint 25,5 milliards €. Ces chiffres traduisent un contrôle plus ciblé, plus numérique et davantage orienté vers les dossiers à enjeu.
Le dossier met en avant une progression de 11% des montants notifiés à l’issue des contrôles fiscaux externes, à près de 9,8 milliards d’euros. La médiane des montants notifiés lors de ces contrôles passe de 34.220 € à 37.956 €, signe d’une sélection plus efficace des dossiers. Les contrôles sur pièces, eux, restent stables à 7,3 milliards d’euros, avec des hausses notables sur les contributions sociales, l’impôt sur le revenu et les droits d’enregistrement.
Le numérique au cœur des contrôles
La DGFiP indique que l’intelligence artificielle et le data mining orientent désormais plus de 57% des contrôles portant sur les professionnels et plus de 63% de ceux visant les particuliers. En 2025, ces outils auraient permis de recouvrer 2,8 milliards €. Cette évolution confirme que la donnée devient un levier central de détection, notamment sur la TVA, les montages patrimoniaux et les incohérences déclaratives.
Répression et régularisation
Le document souligne aussi l’intensification des suites répressives : 2.138 dossiers ont été transmis à l’autorité judiciaire et 700 numéros de TVA ont été suspendus. En parallèle, 50,9% des contrôles se sont conclus par une acceptation du contribuable, ce qui montre une place croissante donnée au dialogue et à la régularisation. Le bilan 2025 note un renforcement des techniques de détection, mais avec une réponse administrative distinguant davantage les erreurs de bonne foi des schémas frauduleux.
Source : https://presse.economie.gouv.fr/bilan-du-controle-fiscal-2025/