Un « effort budgétaire » de 54 milliards d’euros
« Le projet de loi de finances que je propose contiendra un effort budgétaire d’environ 54 milliards d’euros, dans la stabilité fiscale », affirme Sébastien Lecornu. Ce chiffrage, bien supérieur aux 30 milliards évoqués jusqu’ici, vise à « refroidir considérablement le moteur des dépenses qui augmentent inexorablement chaque année ». Sans ces économies, « le déficit 2027 toucherait les 6,5 % du PIB », prévient le chef du gouvernement, qui cible un déficit ramené à 4,8 à 5 % du PIB.
Fiscalité stable, surtaxe recalibrée sur les grandes entreprises
Matignon écarte toute hausse d’impôts et le gel du barème de l’IR. En revanche, la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises est maintenue, mais à un niveau réduit : « La surtaxe sur les grandes entreprises rapportera 5 milliards d’euros par an au lieu de quelque 8 milliards », précise Lecornu, pour « envoyer un message aux investisseurs » et « tenir notre croissance ». Les ETI sont sortis du périmètre afin de « ramener » le produit « à 5 milliards d’euros ».
Fonctionnaires, retraités, jeunes : qui est mis à contribution ?
Le point d’indice des fonctionnaires « sera gelé » en 2027, comme depuis 2023. Des économies sont aussi annoncées sur les APL, les arrêts maladie et certaines dépenses sociales, touchant jeunes, retraités et assurés maladie. « L’État doit être exemplaire, et donc commencer par lui-même », résume le Premier ministre, qui assume un budget « offensif » mais refuse le label « austérité ».