Une réforme connue mais encore incomplètement engagée
Le baromètre révèle que la réforme de la facturation électronique est désormais identifiée par l’ensemble des entreprises interrogées. Toutefois, si 62% déclarent avoir engagé des démarches ou être déjà opérationnelles, 38% n’ont encore initié aucune action concrète.
On tempèrera toutefois ces chiffres qui datent d’une enquête réalisée en février 2026 et publiée fin avril. Pour ce second trimestre, il est à ce jour complexe de savoir le pourcentage d’entreprise à jour de leurs futures obligations.
En complément, on citera Indy, plateforme agréée, qui a publié en juin 2026 un « Baromètre de la facturation électronique 2026 » qui met en avant, par exemple, qu’à trois mois de l’échéance seule une entreprise sur six est inscrite à une plateforme agréée.
Pour mémoire, la réforme impose à compter du 1er septembre 2026 la réception des factures électroniques pour toutes les entreprises.
L’émission de facture électronique (e-invoicing) ainsi que la transmission de données de transaction (e-reporting) entre en vigueur dès le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et ETI et au 1er septembre 2027 pour les PME.
Des disparités marquées selon la taille des structures
L’étude met en évidence un écart net entre entreprises structurées et petites entités. Les PME et ETI apparaissent largement engagées, notamment celles disposant de fonctions comptables organisées.
À l’inverse, les entreprises individuelles restent en retrait. Plusieurs freins sont identifiés : manque de temps, déficit d’information ou encore perception erronée de ne pas être concerné. Ce retard expose ces structures à un risque de non-conformité à court terme (https://www.indy.fr/guide/facturation/electronique/barometre-2026/).
Plateformes agréées : un maillon encore fragile
Le choix d’une plateforme de dématérialisation partenaire constitue une étape centrale. Or seules 35% des entreprises ont arrêté leur choix, tandis que 40% déclarent ne pas en connaître. 140 plateformes sont pour le moment agréées.
Ce déficit d’appropriation se traduit également par un retard d’inscription à l’annuaire de la DGFiP, pourtant indispensable pour recevoir des factures électroniques. À ce stade, plus d’une entreprise sur deux n’a pas engagé cette démarche.
Dans ce contexte, le rôle des experts-comptables se renforce nettement. Ils constituent la première source d’information pour 61% des entreprises accompagnées et apparaissent comme un levier déterminant dans la mise en œuvre opérationnelle.
Source : https://ecma-solutions.com/actualites/barometre-facturation-electronique-entreprises-fevrier-2026