Une hausse portée par les valeurs locatives
En 2025, les montants dus de taxe foncière sur les propriétés bâties atteignent 55,1 Md€ avec taxes annexes et frais de gestion, soit une progression de 2,8% sur un an. La TFPB (taxe foncière sur les propriétés bâties) ressort à 43,1 Md€. La hausse est liée à 3 phénomènes :
- La revalorisation des valeurs locatives, qui contribue à hauteur de 1,7 point à l’évolution totale. Les différentes réformes des méthodes d’évaluation des valeurs locatives ont surtout eu des effets sur 2022 et 2023 dans un contexte de forte inflation.
- L’effet volume (hausse du nombre et de la qualité du foncier bâti taxé) apporte 0,9 point, un niveau proche de ces 8 dernières années
- L’effet taux reste limité à 0,2 point, confirmant un contexte de stabilité des décisions locales en année pré-électorale. En milieu de mandat municipal (mandat 2020-2026) soit en 2023, cette hausse atteignait 3% contre un niveau proche de 0 en année pré-électorale (selon chiffres 2019 et 2025).
Les locaux industriels tirent la moyenne vers le haut
Toutes les catégories de locaux ne progressent pas au même rythme. Les locaux industriels affichent la hausse la plus marquée, avec +4,7%, pour un total de 2,9 Md€.
Les locaux d’habitation, qui concentrent l’essentiel du produit de TFPB, augmentent de 2,7% et représentent 41,35 Md€. Dans le détail :
- les maisons progressent de 2,8%, l
- les appartements progressent de 2,4%
- les dépendances sont en hausse de 3,4%
- Les locaux professionnels non industriels suivent une évolution proche de la moyenne, à +2,8%.
Des propriétaires et territoires contrastés
Les particuliers restent de loin les premiers redevables (94%), avec 34,69 Md€ de TFPB (63% de la taxe totale), pour un montant moyen de 1.117 € par propriétaire. Les 1,5 million de SCI enregistrent une hausse plus rapide que la moyenne, à +3,9% et contribuent pour 13,1% du total de TFPB. Les bailleurs sociaux acquittent 3,86 Md€.
Sur le plan territorial, la DGFiP relève une évolution relativement homogène de la taxe foncière par m² pour les locaux d’habitation, même si certaines intercommunalités connaissent des baisses ou des hausses plus soutenues. À l’inverse, les locaux professionnels non industriels présentent des évolutions plus dispersées, avec des reculs dans 318 EPCI. Enfin, la TFPNB (taxe foncière sur les propriétés non bâties) recule de 5,8%, du fait du relèvement du taux d’exonération sur les terres agricoles, passé de 20 à 30% et voté dans le cadre de la loi de finances pour 2025.