Une aide créée pour soutenir le pouvoir d’achat
Mise en place dans un contexte de forte hausse des prix des carburants, la prime carburant permet à l’employeur de prendre en charge une partie des frais de déplacement domicile-travail des salariés utilisant leur véhicule personnel.
Actuellement, cette prise en charge bénéficie d’une exonération de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu dans la limite annuelle de 300 € par salarié pour les salariés qui ne sont pas en mesure de prendre les transports en commun. Dans le nouveau dispositif annoncé, cette condition d’attribution disparaitrait.
Avec le relèvement annoncé à 600 €, le Gouvernement souhaite donner davantage de marge aux entreprises pour soutenir le pouvoir d’achat des salariés fortement dépendants de leur voiture, notamment dans les zones rurales ou périurbaines où les transports en commun sont peu développés.
D’autres mesures annoncées hier soir
Outre le relèvement du plafond de la prime carburant, le Gouvernement a également présenté plusieurs autres mesures de soutien :
- Les aides déjà annoncées pour soutenir certains secteurs très exposés (pêche, agriculture, BTP, transport) sont reconduites jusqu’à fin août. Pour le BTP, l’aide concernera les entreprises de moins de 50 salariés et non pas seulement 20 salariés.
- De nouvelles aides sont annoncées pour les agriculteurs pour compenser le surcoût des engrais dont le prix est en tension avec le blocage du détroit d’Ormuz.
- Les chauffeurs de taxi pourront bénéficier d’une aide à l’achat d’un véhicule électrique pouvant aller jusqu’à 5.500 €.
- Les indemnités kilométriques dont bénéficient certains fonctionnaires seront augmentées d’environ 20 centimes par litre.
- L’indemnité carburant versée aux travailleurs modestes (50 €) et qui pourra faire l’objet d’une demande à compter du 27 mai serait finalement augmentée.