Conditions de déductibilité des frais de repas
Les travailleurs indépendants soumis aux régimes des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou des bénéfices non commerciaux (BNC) peuvent imputer leurs dépenses de repas sur leur résultat fiscal, sous réserve de remplir certaines conditions.
- L’éloignement de leur domicile doit rendre impossible un retour pour le déjeuner.
- La déduction est limitée au montant effectif des repas pris sur le lieu de travail.
- Le montant déductible est encadré par un plafond annuel actualisé chaque année.
- Seule la fraction du coût du repas excédant celui d’un repas pris à domicile peut être retranchée du résultat imposable.
Par ailleurs, les exploitants ont l’obligation de conserver les justificatifs des dépenses retenues, afin de pouvoir les présenter en cas de vérification fiscale.
Nouveaux plafonds applicables en 2026
Les valeurs de référence ont été revalorisées pour l’exercice 2026 :
- Le coût forfaitaire d’un repas à domicile est porté à 5,55 € (contre 5,45 € en 2025).
- Le seuil au-delà duquel une dépense de repas est considérée comme excessive s’élève à 21,40 € (contre 21,10 € en 2025).
Ainsi, le montant maximal déductible par repas professionnel s’établit en 2026 à 15,90 € (21,40 € – 5,50 €), en hausse par rapport à 15,65 € l’année précédente.
Cette possibilité est exclusivement réservée aux exploitants soumis à un régime réel d’imposition relevant des bénéfices BIC ou BNC. Les contribuables placés sous les régimes micro-BIC ou micro-BNC demeurent exclus de ce dispositif.
Source : BOFiP - BOI-BNC-BASE-40-60-60 du 18 février 2026
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