Et si la réforme de la retraite allait être reportée

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Le rapport attendu Le haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye doit rendre son rapport avec ses propositions au gouvernement, d'ici la mi-juillet. La concertation avec les partenaires sociaux ...

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Le rapport attendu

Le haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye doit rendre son rapport avec ses propositions au gouvernement, d'ici la mi-juillet.

La concertation avec les partenaires sociaux est terminée.

Une échéance

Pour autant, la présentation de la réforme en conseil des ministres, pourrait se voir décalée de septembre à décembre selon le journal les Echos. Ce qui nous amènerait, pour la loi qui s’en suivrait, après les élections municipales en mars 2020. 

Le sujet que le gouvernement veut traiter d'abord est la question du "travailler plus".

L’idée est que les Français devront travailler plus longtemps. La raison en est le financement du système de retraites.

Le second sujet qui fait polémique est la mise en place d'un âge pivot à 64 ans. Là aussi les termes changent : il est question d’un « âge d'équilibre « du système, qui pourrait être fixé à 64 ans.

En prenant sa retraite avant, le futur retraité subira une décote (un malus), et en allant au-delà, il bénéficiera d’une surcote (un bonus).

A cela s’ajoute l'alignement de l’ensemble des régimes de retraite, avec un système par points.

La mise en place

Pour la mise en place de ces réformes, l'exécutif pourrait opter pour une loi-cadre, qui, rappelons-le, est un texte qui affirme les grands axes de la réforme, sans entrer dans les détails. Les arbitrages et la mise en place se feront « plus tard » avec d'autres textes (ordonnances et décrets).

Une façon de faire par étape, pour des sujets pour le moins sensibles.

Toujours selon les "Echos", l'exécutif songerait à un report de sa réforme des retraites, initialement prévue après les élections européennes, et qui pourrait être repoussée à après les municipales, soit en mars 2020.

Par le passé

Le chef de l'État avait promis de ne pas toucher à l'âge légal de départ en retraite, fixé à 62 ans. Le message est relayé par le haut-commissaire qui maintient cet âge. Effectivement la promesse présidentielle est tenue, mais elle semble sur le point d’être contournée.