Cet article a été publié il y a 9 ans, il est donc possible qu'il ne soit plus à jour.

  • Actualité
  • Amortissement

Finance participative : imputation des pertes en capital pour les minibons

3 min de lecture

À l'image de ce qui existe déjà pour les revenus des prêts participatifs (crowdlending), la loi de finances rectificative pour 2016 permet d'imputer les pertes en capital supportées sur des ...

En bref - Résumé IA
🔒 Réservé aux abonnés

À l'image de ce qui existe déjà pour les revenus des prêts participatifs (crowdlending), la loi de finances rectificative pour 2016 permet d'imputer les pertes en capital supportées sur des minibons sur les intérêts générés par les autres prêts participatifs ou minibons, souscrits à compter du 1er janvier 2017. L'administration fiscale vient de commenter dans sa documentation ces dispositions (actualité BOFiP du 16 février).

La législation du crowdfunding

Le crowdfunding ou financement participatif permet aux entreprises de s'adresser via une plateforme Internet aux particuliers pour obtenir le financement nécessaire. S'agissant des prêts participatifs (ou crowdlending), les sites lendopolis, lendix et unilend proposent notamment ce service en France.

Le contribuable prêtant une somme d'argent à une entreprise par l'intermédiaire d'une plateforme de crowdfunding prend le risque de ne pas être remboursé. Afin de favoriser le développement des prêts participatifs, l'article 25 de la loi de finances rectificative pour 2015 permet d'imputer les pertes en capital sur les prêts participatifs consentis depuis le 1er janvier 2016, sur les intérêts générés par les autres prêts participatifs au cours de la même année ou des 5 années suivantes.

Le décret du 28 octobre 2016 a davantage libéralisé ce secteur en augmentant les plafonds de prêt. Les prêts avec intérêts sont désormais limités à 2.000 € par prêteur et par projet (au lieu de 1.000 € au préalable).

Les minibons

Ce même décret ouvre également la possibilité aux personnes morales d'emprunter de l'argent au public grâce à l'émission de "minibons" notamment par l'intermédiaire des plateformes de crowdfunding. Ces minibons peuvent être émis par des SARL, ce qui n'est pas possible dans le cadre des prêts participatifs.

L'émission de ces minibons est plafonnée à 2,5 millions € pour l'entreprise bénéficiaire, sur une période de 12 mois.

L'article 44 de la loi de finances rectificative pour 2016 étend la possibilité d'imputation des pertes en capital sur des prêts participatifs sur les intérêts des autres prêts, au dispositif des minibons. Comme pour les prêts participatifs, l'imputation est réalisée en priorité sur l'année au cours de laquelle la créance devient définitivement irrécouvrable ou des 5 années suivantes.

Contrairement aux prêts participatifs, le CGI a fixé un plafond global d'imputation des pertes en capital sur les minibons, fixé à 8.000 € au titre d'une même année. Ces dispositions entrent en vigueur pour les minibons souscrits à compter du 1er janvier 2017. L'administration fiscale vient de commenter cette réglementation au BOFiP (actualité du 16 février 2017, BOI-RPPM-RCM-20-10-20-30, §102 à 106).

Source : http://bofip.impots.gouv.fr/bofip/10805-PGP?branch=2

Accéder à la veille professionnelle illimitée

à partir de
79 € HT / mois
engagement annuel
  • Résumés IA & assistant pour poser vos questions
  • Brèves & actualités fiscales débloquées
  • Fiches pratiques, modèles & outils en lien
  • Alertes mise à jour & téléchargement PDF illimité
  • Newsletters hebdomadaires & webinaires

Besoin d'un conseil sur nos offres ?

Notre équipe vous accompagne

En lien avec cette actualité

PLF 2026 : des nouveautés au sujet de la facturation électronique

Actualité

Facturation électronique : report au 1er septembre 2026

Actualité

La réforme de la CVAE commentée au BOFiP

Actualité

Plafond de l’IS PME à 42.500 €

Actualité

Finance participative : imputation des pertes en capital pour les minibons

Actualité

Le crowdfunding : fonctionnement et fiscalité

Fiche pratique

Modèles en lien